L'imprimerie ? Je suis tombée dedans quand j'étais petite.
- Nadège & Mathieu

- 12 août
- 3 min de lecture
Un peu comme Obélix dans la potion magique. 😅
Alors puisqu'une nouvelle page professionnelle s'ouvre pour moi, je crois qu'il est temps de vous présenter un peu mieux celle qui se cache derrière une bonne partie des créations Bitch'Airland.
Moi, c'est Nadège. 👋

Et mon histoire avec l'impression a commencé bien avant Bitch'Airland.
Quand j'étais petite, mon père habitait rue de la Gare à Lemberg. Juste en face vivait Joseph Neiter, un oncle de mon père. Joseph était un artiste, un précurseur dans son domaine, mais surtout le fondateur de l'Imprimerie Neiter.
Et moi, gamine, je pouvais passer des heures dans cette cave transformée en atelier d'impression.
Je me souviens encore de l'odeur de l'encre. Des encriers des presses offset que je regardais avec fascination. De Betty devant la souris de ces ordinateurs qui nous paraîtraient préhistoriques aujourd'hui. 😅 Des films qu'on montait avant d'insoler les plaques...
Je ne comprenais certainement pas tout.
Mais je savais déjà une chose :
« Plus tard, je travaillerai dans une imprimerie. »
Et je n'ai jamais changé d'avis.

Quelques années plus tard, je savais même précisément où je voulais apprendre mon métier : au lycée Gutenberg, en Alsace.
Sauf qu'à l'époque, depuis la Moselle, entrer dans un lycée alsacien n'était pas si simple. Il fallait obtenir une dérogation... alors que le premier village alsacien était à quelques minutes de chez nous. 😅
Mes parents ont fait des pieds et des mains.
Et j'y suis entrée.
Pour moi, c'était le Graal.
Enfin, j'allais apprendre ce métier qui me fascinait depuis toute petite.
Deux années de BEP, des profs géniaux, des rencontres, l'internat et probablement quelques-unes de mes plus belles années d'études.
Puis le Bac Pro.
Et là, j'ai fait un choix qui résume assez bien ma façon de travailler encore aujourd'hui.
J'aurais pu me tourner uniquement vers la PAO et la création graphique.
Mais je voulais comprendre comment on imprime avant d'apprendre à créer pour l'impression.
Parce qu'un joli fichier, c'est bien.
Un joli fichier techniquement imprimable, c'est mieux. 😉
J'ai donc choisi la production imprimée en alternance.
Pendant deux ans : presses offset, encarteuse, plieuses, massicot et tout ce qui fait battre le cœur d'une imprimerie.
Et petit clin d'œil de la vie : mon alternance s'est faite à l'Imprimerie Sarregueminoise, alors reprise par l'Imprimerie Neiter, dirigée par les enfants de Joseph.
La boucle commençait déjà à se refermer. ❤️
Bac en poche, évidemment... je n'en avais toujours pas assez. 😅
Direction le BTS Industries Graphiques, toujours en alternance et toujours au lycée Gutenberg.
Cette fois, je voulais apprendre un autre procédé : la sérigraphie.
J'ai rejoint Lézard Graphique à Brumath.
Et là encore, j'ai découvert un autre monde.
La sérigraphie, évidemment, mais également l'art graphique, les affiches, les couleurs... avec la chance de croiser des graphistes reconnus qui venaient sérigraphier leurs créations, notamment autour du concours international d'affiches de Chaumont.
Et pendant tout ce temps ?
Je récupérais aussi les cours de mes copains en PAO. 😂
Parce que mon objectif était déjà très clair :
devenir un véritable couteau suisse des arts graphiques et de l'impression.
BTS en poche, quelques années en Suisse, puis ma première auto-entreprise pour créer, expérimenter et proposer mes propres services.
À mon retour en France, retour aux sources : conductrice de presse offset.
Puis changement d'univers avec l'atelier publicitaire.
J'y ai ajouté de nouvelles cordes à mon arc : panneaux, enseignes, marquage de véhicules, textile, signalétique...
Bref.
Cela fait maintenant des années que je dessine, imprime, coupe, plie, sérigraphie, pose, floque, photographie, crée...
Et puis la vie a décidé de mettre une sacrée parenthèse au milieu de tout ça.
Le cancer.
Les traitements, les opérations et, avec eux, des douleurs au bras qui m'ont finalement amenée à prendre une décision difficile : quitter mon dernier emploi.
Mais au milieu de tout ça, il y avait quelque chose.
Bitch'Airland. ❤️
Ce qui avait commencé comme notre petite aventure est devenu, pendant mes traitements, ma soupape.
Dessiner me permettait de penser à autre chose.
Créer me permettait de continuer à me projeter.
Imaginer une nouvelle connerie en platt ou préparer une collection... c'était quelques heures pendant lesquelles ma vie ne tournait pas autour de la maladie.
Et aujourd'hui, une page professionnelle se ferme officiellement.
Alors je pourrais simplement écrire :
« Nadège rejoint officiellement Bitch'Airland. »
Mais la vérité, c'est peut-être plutôt que...
je reviens simplement là où tout avait commencé.
Dans l'impression. Dans la création. Dans l'odeur de l'encre. Et à Lemberg. ❤️
Alors oui, Bitch'Airland est une jeune entreprise.
Mais derrière elle, il y a des années d'apprentissage, de machines, d'encre sur les doigts, d'expériences, d'essais, de ratés aussi, et surtout énormément de passion.
Et maintenant que les présentations sont faites...
Moi c'est Nadège.
Graphiste-imprimeur.
Couteau suisse depuis toujours.
Et officiellement Bitch'Airland. ❤️




Bien bien avant Bitch’Airland, le travail acharné de Nadège était plus.... relatif !
(Signé le dos de rouxsaitout)